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Ils mangent quoi ?

Ils mangent quoi ?

Des croquettes industrielles à la viande crue

Quand j’ai adopté Missak, en 2011, je ne me suis pas posée trop de questions : un chien, ça mange des croquettes. Je lui ai donc acheté des croquettes, d’abord en supermarché, puis dans le club canin où on suivait les cours d’éducation.

Il a rapidement développé des allergies, et le vétérinaire a immédiatement compris qu’elles étaient d’origines alimentaires. Pendant un moment, il a eu des croquettes au poisson, ça allait mieux.

Mais c’est seulement en faisant beaucoup plus de recherches sur le sujet que j’ai compris que (comme beaucoup de propriétaires pensant bien faire), j’ai été bernée par le marketing et la publicité des grandes marques de croquettes.

Depuis 2015, retour aux sources : mes chiens sont des carnivores domestiques, ils sont fait, leurs corps tout entier (leur mâchoire, leur système digestif, leur métabolisme…) sont faits pour manger ce que mangent les carnivores : des proies.

Le BARF (biologically appropriated raw food), nourriture crue biologiquement adaptée, consiste à reconstituer dans la gamelle une proie entière, dans une proportion adaptée aux besoins du chien. On retrouve donc : des os charnus, du muscle, des abats et de la panse ; mais aussi quand c’est possible, des poissons et des proies entières.

À la maison, c’est une organisation qui nécessite des commandes groupées en grande quantité, des soirées de préparation des rations qui serait stockées dans un grand congélateur.

morceaux de viande crue dans un bol

Les options possibles pour notre voyage

1 – BARF forever, on ne change rien.

Missak et Ropin mangent à eux deux 600 grammes de viande fraîche par jour. Dans un sac à dos, c’est instockable et intransportable. Mission impossible, on oublie.

2 – Du BARF lyophilisé

Ca nous permettrait de rester sur leur régime alimentaire habituel, pour un poids très léger. Malheureusement c’est encore difficile à trouver et malgré de nooombreuses recherches, je ne trouve aucun retour d’expérience sur ces produits. De plus, le prix est beaucoup trop élevé pour prendre le risque que ça n’aille pas. On oublie.

3 – Du BARF acheté en cours de route

L’idée est là. Mais pour des rations équilibrées en os / viande / abat, c’est mission impossible, et quand ça sera possible, ça sera un budget énorme, en boucherie ou en supermarché. Ca sera une option ponctuellement de récupérer les déchets de boucherie en cours de route.

4 – Des croquettes envoyées par la Poste

J’ai découvert le concept de Poste restante sur le Chemin de Compostelle. C’est simple : on écrit « Poste restante » sur le courrier ou colis qu’on envoie, pour indiquer qu’il doit être conservé dans un bureau de poste jusqu’à ce que son destinataire vienne l’y retirer. On peut donc s’envoyer des colis à soi-même, à récupérer au fil du chemin, dans les postes des villages traversés. Mais j’ai habité dans un village dont la Poste avait des horaires d’ouverture vraiment tordus, et je n’ai pas envie d’organiser toutes mes étapes à l’avance. J’ai peur que ce soit trop contraignant. On oublie.

5 – Des croquettes achetées en cours de route

Ça sera forcément des croquettes plutôt « bas de gamme », de supermarché. Mais pratique si elles existent en petits sacs. Et certainement très économique. On va creuser cette piste !

Du coup, concrètement :

On part avec un petit stock de quelques jours de bonnes croquettes achetées à la maison.

On demande les restes de viande dans les supermarchés ou les boucheries à chaque fois qu’on peut, parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux.

Quand on ne peut pas avoir de viande, j’achète des croquettes en supermarché. J’ai choisi les Ultima mini au poulet pour plusieurs raisons :

Elles sont très bien distribuées, on les trouve presque partout. L’objectif est de changer le moins possible de croquettes pour éviter à Missak et à Ropin les soucis digestifs.

Ce sont les moins pires en terme de nutriments : les premiers ingrédients de la liste sont des protéines d’origines animales, c’est un bon début : « Poulet (22 %, dont 4% de cuisses de poulet) » et « protéines déshydratées de volaille ». Par contre, elles contiennent presque 30% d’orge, riz, pois et avoine (mes chiens ne sont pas des poules, pourquoi vous mettez ça dans leur nourriture ?!). Mais le reste est acceptable. 32% de protéines, c’est plutôt bien, je cherche à avoir le plus de protéines possible.

Elles sont vendues en petit conditionnement, en sac de 1,25 kg, soit 3 jours de repas pour Missak et Ropin.

Mais en réalité …

Après quelques semaines de voyage, je me rends compte qu’ils ont tous les deux perdu du poids. Je décide donc d’assouplir les règles : ils sont en train de faire un énorme effort physique. On ne parle pas d’une grande balade du dimanche, après laquelle ils sont toute la semaine pour se reposer, non. On parle de 15 km, 20 km et parfois plus, tous les jours, pendant des semaines, voire des mois. Ils ont besoin d’énergie. Donc de nourriture.

Après ce déclic, je leur donne presque tout ce que je peux, quand je peux. Pas des énormes quantités pour ne prendre aucun risque de retournement d’estomac. Mais je leur partage souvent mes propres repas, je leur prends des steaks hachés surgelés ou des cuisses de poulet chaque fois que je peux.

Mais parfois, mauvais timing : il nous faudrait des croquettes et il n’y a pas de supermarché, pas de boucherie. Quand c’est arrivé, j’ai accroché mon plus beau sourire aux lèvres, et j’ai fait du porte à porte. J’ai cherché des indices laissant deviner la présence d’un chien à la maison (une pancarte sur le portail, une niche ou une gamelle dans la cour, un sticker sur la voiture, …). Mon discours : Bonjour, je marche sur le chemin de St Jacques avec mes chiens depuis xxx jours / semaines / mois et malheureusement je n’ai pas pu acheter de croquettes avant d’arriver ici ; est-ce que vous pouvez m’aider ? J’ai volontairement cette tournure de phrase parce que c’est difficile de répondre « Non, je ne veux pas vous aider« . Du coup, c’est aussi la personne qui me propose la manière dont elle veut m’aider : en me disant où je peux acheter des croquettes, en me proposant de m’en donner, ou de m’en vendre, …

Et en Espagne aussi ?

Pas si vite ! Comme pour l’hébergement, en Espagne, nouveau pays, nouvelle ambiance. Mais cette fois, pour le meilleur.

On aura l’occasion d’en reparler très vite…

Ils mangent quoi ?

Des croquettes industrielles à la viande crue

Quand j’ai adopté Missak, en 2011, je ne me suis pas posée trop de questions : un chien, ça mange des croquettes. Je lui ai donc acheté des croquettes, d’abord en supermarché, puis dans le club canin où on prenait les cours d’éducation.
Il a rapidement développé des allergies, et le vétérinaire a immédiatement compris qu’elles étaient d’origines alimentaires. Pendant un moment, il a eu des croquettes au poisson, ça allait mieux.
Mais c’est seulement en faisant beaucoup plus de recherches sur le sujet que j’ai compris que (comme beaucoup de propriétaires pensant bien faire), j’ai été bernée par le marketing et la publicité des grandes marques de croquettes.
Depuis 2015, retour aux sources : mes chiens sont des carnivores domestiques, ils sont fait, leurs corps tout entier (leur mâchoire, leur système digestif, leur métabolisme…) sont faits pour manger ce que mangent les carnivores : des proies.
Le BARF (biologically appropriated raw food), nourriture crue biologiquement adaptée, consiste à reconstituer dans la gamelle une proie entière, dans une proportion adaptée aux besoins du chien. On retrouve donc : des os charnus, du muscle, des abats et de la panse ; mais aussi quand c’est possible, des poissons et des proies entières.
A la maison, c’est une organisation qui nécessite des commandes groupées en grande quantité, des soirées de préparation des rations qui serait stockées dans un grand congélateur.

Les options possibles pour notre voyage

1 – BARF forever, on ne change rien. Missak et Ropin mangent à eux deux 600 grammes de viande fraîche par jour. Dans un sac à dos, c’est instockable et intransportable. Mission impossible, on oublie.
2 – du BARF lyophilisé. Ca nous permettrait de rester sur leur régime alimentaire habituel, pour un poids très léger. Malheureusement c’est encore difficile à trouver et malgré de nooombreuses recherches, je ne trouve aucun retour d’expérience sur ces produits. De plus, le prix est beaucoup trop élevé pour prendre le risque que ça n’aille pas. On oublie.
3 – du BARF acheté en cours de route. L’idée est là. Mais pour des rations équilibrées en os / viande / abat, c’est mission impossible, et quand ça sera possible, ça sera un budget énorme, en boucherie ou en supermarché. Ca sera une option ponctuellement de récupérer les déchets de boucherie en cours de route.
4 – des croquettes envoyées par la Poste : j’ai découvert le concept de Poste restante sur le Chemin de Compostelle. C’est simple : on écrit « Poste restante » sur le courrier ou colis qu’on envoie, pour indiquer qu’il doit être conservé dans un bureau de poste jusqu’à ce que son destinataire vienne l’y retirer. On peut donc s’envoyer des colis à soi-même, à récupérer au fil du chemin, dans les postes des villages traversés. Mais j’ai habité dans un village dont la Poste avait des horaires d’ouverture vraiment tordus, et je n’ai pas envie d’organiser toutes mes étapes à l’avance. J’ai peur que ce soit trop contraignant. On oublie.
5 – des croquettes achetées en cours de route. Ca sera forcément des croquettes plutôt « bas de gamme », de supermarché. Mais pratique si elles existent en petits sacs. Et certainement très économique. On va creuser cette piste !

Du coup, concrètement :

On part avec un petit stock de quelques jours de bonnes croquettes achetées à la maison.
On demande les restes de viande dans les supermarchés ou les boucheries à chaque fois qu’on peut, parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux.
Quand on ne peut pas avoir de viande, j’achète des croquettes en supermarché. J’ai choisi les Ultima mini au poulet pour plusieurs raisons :
Elles sont très bien distribuées, on les trouve presque partout. L’objectif est de changer le moins possible de croquettes pour éviter à Missak et à Ropin les soucis digestifs.
Ce sont les moins pires en terme de nutriments : les premiers ingrédients de la liste sont des protéines d’origines animales, c’est un bon début : « Poulet (22 %, dont 4% de cuisses de poulet) » et « protéines déshydratées de volaille ». Par contre, elles contiennent presque 30% d’orge, riz, pois et avoine (mes chiens ne sont pas des poules, pourquoi vous mettez ça dans leur nourriture ?!). Mais le reste est acceptable. 32% de protéines, c’est plutôt bien, je cherche à avoir le plus de protéines possible.
Elles sont vendues en petit conditionnement, en sac de 1,25 kg, soit 3 jours de repas pour Missak et Ropin.

Mais en réalité …

Après quelques semaines de voyage, je me rends compte qu’ils ont tous les deux perdu du poids. Je décide donc d’assouplir les règles : ils sont en train de faire un énorme effort physique. On ne parle pas d’une grande balade du dimanche, après laquelle ils sont toute la semaine pour se reposer, non. On parle de 15 km, 20 km et parfois plus, tous les jours, pendant des semaines, voire des mois. Ils ont besoin d’énergie. Donc de nourriture.
Après ce déclic, je leur donne presque tout ce que je peux, quand je peux. Pas des énormes quantités pour ne prendre aucun risque de retournement d’estomac. Mais je leur partage souvent mes propres repas, je leur prends des steaks hachés surgelés ou des cuisses de poulet chaque fois que je peux.
Mais parfois, mauvais timing : il nous faudrait des croquettes et il n’y a pas de supermarché, pas de boucherie. Quand c’est arrivé, j’ai accroché mon plus beau sourire aux lèvres, et j’ai fait du porte à porte. J’ai cherché des indices laissant deviner la présence d’un chien à la maison (une pancarte sur le portail, une niche ou une gamelle dans la cour, un sticker sur la voiture, …). Mon discours : Bonjour, je marche sur le chemin de St Jacques avec mes chiens depuis xxx jours / semaines / mois et malheureusement je n’ai pas pu acheter de croquettes avant d’arriver ici ; est-ce que vous pouvez m’aider ? J’ai volontairement cette tournure de phrase parce que c’est difficile de répondre « Non, je ne veux pas vous aider« . Du coup, c’est aussi la personne qui me propose la manière dont elle veut m’aider : en me disant où je peux acheter des croquettes, en me proposant de m’en donner, ou de m’en vendre, …

Et en Espagne aussi ?

Pas si vite ! Comme pour l’hébergement, en Espagne, nouveau pays, nouvelle ambiance. Mais cette fois, pour le meilleur.
On aura l’occasion d’en reparler très vite…