Les difficultés

1- La chaleur

On a eu chaud au Pays Basque. Quelques journées où la température est montée à plus de 38 ° C l’après-midi, c’est beaucoup trop ! Des réveils de boulangers, pour commencer à marcher à la fraiche. Mais la chaleur arrive vite, et on a passé des heures à ne presque pas avancer, à s’arrêter à chaque ombre d’arbre le temps que Missak et Ropin se régulent. Pas de secret, juste de l’eau et du temps

2- La pluie / la boue

Sur le moment, ce n’est pas une vraie difficulté, c’est un peu désagréable et on s’y habitude. Mais avec une nuit de bivouac, des affaires humides qui ne sèchent pas, de la fatigue qui s’accumule… Trop d’eau, ça peut devenir un vrai bourbier !

3- Les tirs d’effarouchements

Ropin est terrorisé par les tirs d’effarouchement. Il veut sortir de son harnais pour aller sa cacher dans un buisson et s’y tapir jusqu’à la fin de la guerre. A droite, je le porte tremblant dans mes bras, dans la brume du matin en Espagne.

4- La fatigue des chiens

Pour tenir, au fil des semaines et des mois, il faut se rappeler qu’un chien doit dormir entre 12 et 16 heures par jour … et faire en sorte de leur ménager des temps de repos nombreux, et qualitatifs (pendant lesquels ils ne sont pas embêtés). J’ai été aussi souvent que possible en chambre individuelle pour leur permettre ces temps de sieste. Ils ont aussi été vus par des ostéopathes à 2 reprises, en France.

5- Les rencontres avec les chiens de ferme

La plupart des chiens de ferme qui sont libres sont extrêmement bien codés, et communiquent très clairement avec leurs congénères (le langage canin est international !). On n’a eu une seule grosse frayeur avec une grande chienne qui gardait un troupeau. C’est plutôt Ropin-le-pas-sociable qu’il fallait gérer.

6- Les routes

Parfois, le chemin de St Jacques ce sont des sentiers bucoliques. Parfois, ce sont des routes sans trottoir, où les voitures roulent vite et n’en ont rien à faire des marcheurs ni des chiens…

7- Les ropinades n’importe où

Dans un pré, quand il fait beau, c’est mignon et rigolo. Au bord d’une grande route circulante, sous une pluie battante, moins…

8- Les ruptures de stock de nourriture

Devinez pour qui sont ces gros plats de pâtes … Hé oui, parfois il n’y a pas le choix. Missak et Ropin ont aussi mangé, occasionnellement, des croquettes pour chats. Un jour, Ropin a été malade la nuit suivante, et il a vomi les croquettes sur mes jambes, puisqu’il dormait dans mon sac de couchage, roulé en boule à mes pieds. Souvenir le plus dégoutant du chemin ^^

9- Les autres pèlerins

Alors que Missak et Ropin étaient tranquillement installés au calme pour se reposer, il y avait toujours des pèlerins qui, souvent plein de bonnes intentions, venaient les caresser ou leur donner à manger sans mon accord. J’ai donc réalisé cette petite pancarte que je laissais toujours près d’eux.

10- Le transport pour revenir en France

Pour revenir à la maison, de La Coruna, impossible de prendre un bateau : impossible, aucun ne remontait vers la France. Le bus : impossible, c’est limité à 1 chien par personne. Le train : impossible, les chiens doivent voyager en caisse de transport. L’avion : impossible, les chiens doivent être vaccinés (les miens ne le sont pas). La solution ? Bla Bla Car ! On est rentrés à Strasbourg en 72 heures de voyage, 3 covoiturages et un TER… pile le jour de mon anniversaire 🙂

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Les nuits dehors

Avec des spots de bivouacs aussi magnifiques, on ne peut pas décemment appeler ça une difficulté ! Mais il faut le savoir, en Espagne ce n’est pas gagné de passer toutes les nuits en auberge.

Les coussinets

Voilà les coussinets de Missak après 1800 km. Presque lisses, à peine secs. Il ne pourrait probablement marcher 1000 km supplémentaires. Mais franchement, si on fait attention à ses chiens et notamment à si on ne leur crame pas les pattes sur du goudron brûlant, les coussinets, ce n’est pas un sujet.